Paradoxes, Énigmes et Coïncidences

17 mars 2007

Le Paradoxe de l'écrivain

Source : Wikipedia

Le paradoxe de l'écrivain est un paradoxe temporel qui décrit la situation suivante : un écrivain s'expédie à lui-même dans le passé, en utilisant une machine à remonter le temps, un exemplaire imprimé du livre qui l'a rendu célèbre. Dans le passé, il écrit son manuscrit en recopiant simplement l'exemplaire reçu. Le livre n'a donc jamais été écrit, juste recopié. Il apparaît ex nihilo. C'est un paradoxe apparenté au paradoxe du grand-père; d'une certaine manière c'est exactement la situation contraire.

Le paradoxe de l'écrivain met à mal le principe de causalité : un phénomène devient en effet sa propre cause. On appelle aussi cette situation « boucle de causalité ».

Si le paradoxe du grand-père est généralement décrit par une action physique, ce paradoxe est souvent présenté sous forme d'un transfert d'information. La littérature de science-fiction fournit toutefois des exemples d'interventions physiques constituant des boucles de causalité.

Apparitions dans la littérature

Malgré la difficulté logique à admettre une telle situation, les scénaristes de science-fiction ne se privent pas de l'employer.
  • L'utilisation de référence de ce paradoxe dans un roman est La Fin de l'Éternité d'Isaac Asimov
  • On dit parfois que le premier exemple de boucle de causalité est l'histoire d'Œdipe. Cette assertion est discutable, car si une prophétie est équivalente à une information expédiée par voyage dans le temps, la mythologie grecque ne conçoit pas l'oracle comme une information venue du futur mais comme une énigme portant sur ce que le Destin a décidé. Comme tout découle d'un Destin écrit avant l'oracle, Œdipe n'est pas vraiment impliqué dans une boucle de causalité
  • En revanche on se situe bien dans une telle situation à la fin de Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban. En effet, Harry Potter est sauvé par un mystérieux sorcier lors de l'attaque finale. Il utilise ensuite un retourneur de temps dans le but de sauver son parrain. Il se rend alors compte que lui seul est en mesure de lancer le sort qui l'a sauvé. L'auteur souligne d'ailleurs cet aspect puisque Harry Potter précise qu'il aurait été incapable de lancer le sort s'il ne s'était vu le lancer précédemment
  • De même dans certains épisodes de Star Trek, les voyageurs donnent à un scientifique du passé la composition d'un alliage qui servira plus tard à la fabrication des vaisseaux. Ce scientifique n'est autre que l'inventeur historique de cette matière : en fin de compte, personne n'a inventé l'alliage, mais il existe.
Pourquoi est-ce un paradoxe ?

À première vue, une situation de ce type ne crée aucun problème logique. Elle vérifie le principe de cohérence de Novikov et ne provoque pas d'incompatibilité.

Mais on peut trouver étrange que cette situation survienne alors que son absence serait également logique. Prenons l'exemple d'Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban: Harry survit à sa rencontre avec les détraqueurs parce qu'un homme a lancé un sort pour les mettre en fuite. Il fait ensuite un saut de quelques heures dans le passé. Au cours de ce saut, il lance le sort qui lui a sauvé la vie. Tout semble cohérent. Sauf que sa mort face aux détraqueurs, entraînant l'absence de voyageur temporel, serait aussi une solution cohérente.

Finalement, l'utilisation de boucles de causalité apparaît comme une licence poétique accordée à la plupart des auteurs utilisant le voyage dans le temps.

Refermer les boucles

Un cas non-paradoxal est celui où le voyageur crée lui-même une boucle contenant des événements différents de ceux qui faisaient partie de son passé avant son voyage. Typiquement, dans Le Guide du voyageur galactique, un poète qui a écrit exilé dans une forêt est ensuite devenu célèbre. Une entreprise utilisa une machine à remonter le temps pour lui proposer de le sponsoriser. Mais devenu riche, il ne s'exila pas en forêt, et ne put donc écrire de si beaux poèmes. Heureusement, les responsables de l'entreprise avaient emporté un recueil imprimé de ses poèmes. Après intervention, on retrouve un paradoxe de l'écrivain classique.

Cette variante consiste en fait à "réparer" l'histoire après avoir failli causer un paradoxe du grand-père. C'est en fait ce que fait le héros de Retour vers le futur quand il provoque la rencontre de ses parents, après l'avoir accidentellement empêchée.

Variante: être son propre père

Cette variante est assez parlante : un voyageur temporel remonte un an avant sa naissance, rencontre sa mère, tombe amoureux d'elle et ils ont un enfant, qui n'est autre que le voyageur.

Cette situation est logiquement inacceptable, ne serait-ce que pour des raisons génétiques (on ne peut pas être identique à son père ; ce qui est exposé dans La Patrouille du temps, de Poul Anderson). Elle est cependant évoquée sur le plan humoristique par Gotlib dans sa Rubrique à brac, dans un épisode des Griffin, dans un épisode de la série Futurama où le héros Fry est son propre grand-père et par Douglas Adams dans Le Guide du voyageur galactique . Ce dernier précise que ce genre de situation ne crée guère de problème dans les familles où on a l'esprit ouvert. A noter une nouvelle, Tous des zombies, qui présente le cas intéressant où à la suite d'un changement sexe dû une ambivalence génétique accidentelle et une modification hormonale, le héros/l'héroïne voyageant dans le temps arrive à être à la fois son père et sa mère, ce qui résoudrait (?) le problème posé par la génétique.

Elle est en revanche peu utilisée dans la science-fiction. Néanmoins des rumeurs ont circulé concernant l'univers Star Wars selon lesquelles Jacen Solo aurait appris à utiliser ses pouvoirs de Jedi pour remonter le temps et serait le père d'Anakin Skywalker, son propre grand-père, ce qui ferait de Jacen son propre arrière grand-père. De même, un lapsus de l'auteur d'Harry Potter, confondant le maléfique Voldemort et son ancêtre Salazar Serpentard fut à l'origine d'une théorie suivant laquelle Voldemort serait l'ancêtre de sa propre lignée, après mise au point d'un retourneur de temps pour les années.

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 22:20

14 février 2007

Le Paradoxe du grand-père

Source : Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Le paradoxe du grand-père Guillaume Boily est une expérience de pensée dont le but est de rendre compte du caractère problématique ou improbable du voyage dans le temps : un être humain retourne dans le passé et tue son grand-père avant même que ce dernier ait eu des enfants.

Le voyageur temporel n'a donc jamais pu venir au monde. Mais, dans ce cas, comment a-t-il pu effectuer son voyage et tuer son grand-père ? Cette question a stimulé l'imagination d'auteurs de science-fiction et de philosophes tentant d'apporter une réponse plausible à l'un des grands mystères modernes, à la limite de l'entendement humain.

Qu'advient-il donc du chrononaute ? Il peut être confronté, à son retour, à une nouvelle réalité dans laquelle il n'existe pas, être aspiré dans le néant ou encore ne pas réussir à perpétrer son acte (le fait que le chrononaute existe au moment où il s'apprête à tuer son grand-père, prouve que son grand-père va survivre à cette tentative de meurtre, puisque autrement le voyageur temporel n'aurait lui-même jamais existé et ne serait pas là pour s'apprêter à tuer son grand-père; le passé mène invariablement au présent). Les possibilités sont nombreuses et rien n'empêche d'en imaginer d'autres.

Historique

Ce paradoxe semble apparaître pour la première fois dans un ouvrage de René Barjavel, Le voyageur imprudent, en 1943.

Barjavel laisse le lecteur en suspens dans cette Twilight zone avant la lettre sur laquelle il termine son livre. L'apparition de la théorie d'Hugh Everett en 1957 apporta - en tout cas si on l'admettait - une résolution élégante du paradoxe. Des auteurs de science-fiction comme Keith Laumer, Alfred Bester, Damon Knight, Fredric Brown , Clifford D. Simak et beaucoup d'autres mirent cette idée à profit, ainsi que la série de science-fiction Sliders. Ces idées ont davantage servi la littérature de science-fiction que la physique, mais on pourra cependant se reporter à l'expérience de Marlan Scully.

Cas particulier

Un cas intéressant est celui où un voyageur temporel ayant causé des dégâts graves, on tente de remédier aux problèmes en détruisant le dispositif de voyage dans le temps avant qu'il ne soit utilisé. C'est par exemple ce qui arrive à la fin d'un épisode de La Ligue des justiciers, ou quand les Animorphs neutralisent un ennemi avant qu'il n'utilise la machine à remonter le temps. Curieusement, ce cas particulier se résout : dans le cas de la ligue des justiciers, l'utilisation de la machine conduit à sa destruction avant son utilisation, donc une incohérence. Mais l'auto-destruction de la machine au moment de la tentative d'utilisation est cohérente (même si l'appareil s'auto-détruit sans aucune raison dans sa propre ligne de temps). Finalement tout se passe comme si l'histoire faisait un raisonnement par l'absurde et choisissait l'option cohérente (conforme au Principe de cohérence de Novikov) après être arrivée à une contradiction.

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 22:14

02 janvier 2007

Les paradoxes du voyage dans le temps

Source : Wikipedia

Approche scientifique du paradoxe temporel

Un paradoxe est une proposition qui contient ou semble contenir une contradiction logique, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité, ou encore, une situation qui contredit l'intuition commune.

Il existe dans le domaine scientifique un postulat fondamental qui expose que tout phénomène a une cause, et même dans sa version affaiblie, que si un événement est la cause d'un autre, la cause a lieu avant l'effet.

En introduisant la notion de voyage temporel, il en résulte deux possibilités de violer ce principe, et donc ainsi de créer des paradoxes temporels :
  1. un phénomène n'a pas de cause, cette cause étant placé dans le futur a disparu du fait de la modification de celui-ci, et
  2. un phénomène est sa propre cause, c'est à dire que la modification amenée au temps va créer les causes de cette même modification.
Ces deux paradoxes offrent deux théories du temps a priori inconciliables : en effet, suivant que l'on retient le premier type de paradoxe ou le second, on peut ou on ne peut pas modifier le passé. Certains auteurs n'ont pas toujours appréhendé l'existence de ces deux types, ce qui nous amène à un troisième paradoxe où les deux types sont mis en œuvre dans un même récit.

Les paradoxes temporels et la science

Bien que le voyage temporel soit une possibilité théorique émanant de la théorie de la relativité générale d'Einstein, il n'est pas encore possible de le mettre en œuvre. Il est donc actuellement impossible de bâtir la moindre théorie sur le paradoxe temporel à partir de l'observation et donc de savoir lequel des deux types de paradoxe s'applique à notre univers.

Les types de paradoxes

Paradoxe du grand-père et multivers d’Everett

Reprenons le cas du retour en arrière dans le temps. Si un individu Z tue un homme X qui se trouve être son grand-père, la question est de savoir dans ces conditions, dans l’hypothèse de la fidélité de sa grand-mère (ce qui de toute façon aurait engendré non pas Z mais un autre individu ne disposant que de la moitié de son génome), comment Z a pu naître. L’échappatoire la plus classique est de supposer qu’il puisse exister (au moins) deux lignes de temps, l’une où X n’est pas tué et engendre l’un des parents de Z, une autre où il est tué et dans laquelle Z n’est pas né. Ce qui n’empêche pas a priori le Z de la première ligne de temps de s’y promener. Il y évitera au moins le paradoxe de se rencontrer lui-même. On entre dans une notion d’espace des possibles.

Par une coïncidence amusante, cette possibilité de multiplicité des futurs a également un pendant en physique, qui est la théorie énoncée en 1957 par Hugh Everett et reprise depuis par John Wheeler, David Deutsch et quelques autres physiciens, au moins à titre d’hypothèse de travail méritant qu’on en examine les tenants et aboutissants.

Paradoxe de l'écrivain

Le cas inverse, celui d’un événement qui serait sa propre cause, est également souvent évoqué en science-fiction. Il est bien entendu exclu dans l’hypothèse du multivers.

Solutions en science-fiction

Le premier paradoxe est toujours présenté comme le plus grand risque du voyage dans le temps. Il y a globalement deux voies pour s’en sortir :
  • La première consiste à faire reposer cette responsabilité sur le voyageur : à charge pour lui d’éviter de créer tout paradoxe. Les conséquences de la création d’un paradoxe sont souvent floues, mais toujours effrayantes, pouvant aller jusqu’à la destruction de l’Univers. (par exemple dans Retour vers le futur) En revanche, tant qu'on ne provoque pas de paradoxe, il est parfaitement autorisé de modifier radicalement l'histoire.
  • La seconde issue est d’adopter l’hypothèse du multivers. On trouve cette hypothèse chez les X-Men. Rachel Summers envoya l’esprit de son amie Kitty Pryde dans le passé pour empêcher les événements survenus avant sa naissance et ayant abouti à la dictature des robots sentinelles. La mission réussit, mais Rachel voit son environnement inchangé. Elle se rend alors elle-même dans le passé. Elle comprend alors que le passé qu’elle a sauvé de la dictature des sentinelles est celui d’un autre univers. Elle ne peut rien faire là-bas pour modifier le passé de son univers. En revanche quand elle retourne dans son propre univers, elle emmène avec elle des amis qui l’aident à renverser les sentinelles. Mais comme elle est retourné dans son univers à une date postérieure à celle de son départ, Rachel n’a violé la causalité à aucun moment.
  • On trouve une voie intermédiaire dans laquelle il n’existe pas de multivers mais où les voyageurs venus du futur ne sont pas affectés par ce qui pourra advenir dans le futur à cause de leurs actions. C’est la solution adoptée par exemple dans Terminator 2. Le Terminator provoque la destruction dans l'œuf du projet qui lui a donné naissance.
  • Une dernière solution consiste à déclarer qu'il n'existe qu'une seule trame temporelle. Dans ce cas, toutes les actions du voyageur temporel auront en fait eu lieu dans ce qui était le passé avant son voyage (il peut en être plus ou moins conscient). Bien sûr, le paradoxe du grand-père ne peut survenir dans ce cas, qui est aussi le seul à permettre le paradoxe de l'écrivain. Le film L'Armée des douze singes suit non seulement cette voie, mais insiste particulièrement pour le faire sentir au spectateur.
La solution du multivers a l’avantage de résoudre tous les problèmes logiques et même physiques (la conservation de la masse se fait à l’échelle du multivers et la causalité est respectée, si l’on considère que le temps du multivers ne correpond pas aux même dates dans tous les univers). Mais elle est moins intéressante pour de nombreux auteurs puisqu’elle interdit de modifier son propre passé.

Le cas du paradoxe de l'écrivain est plus étrange : dans l’hypothèse du multivers, il est évidemment exclu. Qu’en est-il chez les auteurs ne considérant qu’un seul univers ? Eh bien ce paradoxe est souvent autorisé, si douteux soit-il d’un point de vue logique. Prenons l’exemple d’Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban : Harry survit à sa rencontre avec les détraqueurs parce qu’un homme a lancé un sort pour les mettre en fuite. Il fait ensuite un saut de quelques heures dans le passé. Au cours de ce saut, il lance le sort qui lui a sauvé la vie. Tout semble cohérent. Sauf que sa mort face aux détraqueurs, entraînant l’absence de voyageur temporel, serait aussi une solution cohérente.

Finalement, l’utilisation de boucles de causalité apparaît comme une licence poétique accordée à la plupart des auteurs utilisant le voyage dans le temps.

Il est à noter que certains auteurs s’autorisent à passer d’une voie à l’autre. Par exemple, parmi les solutions proposées, on observe que les deux premiers films de la série des Terminator emploient chacun une solution différente.

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 22:03

31 octobre 2006

La Television montre pour cacher

La télévision montre pour cacher

"Ce que je veux montrer, donc, c'est que je veux mettre le doigt sur une série de mécanismes qui font que la télévision cache, la télévision cache tout en montrant. En un sens, plus elle montre, plus elle cache. Plus elle dévoile, plus elle voile. Bon, alors, j'ai l'air encore de jouer aux paradoxes [...]

Mais prenons [...] les faits divers : on pourrait dire, pour faire un jeu de mots, les faits divers ce sont des faits qui font diversion. Le fait divers c'est cette sorte de denrée élémentaire, rudimentaire, de l'information, qui est très importante, je le dirais au moins vingt fois au cours de mon exposé.

La denrée la plus rare à la télévision c'est le temps. Penser qu'on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, cela veut dire que ces choses si futiles en fait sont très importantes, dans la mesure où elles cachent des choses précieuses, elles cachent des choses importantes.

[...] Vous pouvez vérifier : prenez France Infos, dans 5 minutes, on peut faire la vérification, on va commencer par un fait divers, et de plus en plus, et puis, quand ce n'est pas la page sportive etc etc.

En remplissant ce temps rare avec du rien, avec du vide, ou du presque-rien, on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques."

Source :

Pierre Bourdieu, "Sur la télévision", Arlequin Vidéo, 1996, Collège de France, CNRS, Arts et éducation (association subventionnée par la Mairie de Paris)

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 20:22

11 septembre 2006

Les Paradoxes du Bobo

Il lit Frédéric Beigbeder en franc ou en euro, s'habille chez GAP, mange bio, hait la mondialisation - tout en possédant un porte-feuille d'actions boursières - et jongle avec les paradoxes comme avec son palm pilot : le Bobo ...

Bobo, c'est l'acronyme de « Bourgeois-Bohème », terminologie choisie par le journaliste américain David Brooks du New-York Times, afin de définir la génération montante « made in US ». Pourtant, difficile d'être à la fois « conservateur, conformiste, fermé à la littérature et aux arts » (définition de bourgeois - dictionnaire Hachette) et dans le même temps « mener une vie irrégulière et désordonnée » (définition de bohème - dictionnaire Hachette) ! Mais c'est dans ce joyeux compromis que s'épanouit notre bobo.

Par définition, le bobo ne fait jamais comme tout le monde : Il fustige la mode, mais file directement chez Gap ou Zara trouver le vêtement vrai-faux-chic et décalé qui lui permettra de se faire quand même remarquer. Il ne manquerait plus qu'il passe inaperçu !

  • En vacances, ne cherchez pas le bobo dans les lieux branchés si peu originaux : Notre homme préfère retaper une vieille ferme dans le Poitou plutôt que de s'exposer aux flashs de la jet-set
  • Le bobo cultive l'unique et l'exceptionnel. Pour lui ce qui est à la mode ne l'est plus, seule l'authentique trouve grâce à ses yeux
  • Autres vertus essentielles de ce club si select : les élites socio-culturelles doivent se ruiner pour des choses qui ne sont pas chères... Histoire de bien se distinguer des élites cossues, plus riches mais moins intelligentes et pas très au fait en matière de dentifrice bio à 35 euros le tube !
  • Dernier code de l'étiquette : préférer les magasins offrant un choix de produits encore plus vaste que dans ses rêves et ne pas s'attarder sur les choses aussi vulgaires que le prix. Que nenni ! Preuve que le bobo est maître de sa consommation, « lui » !
Le Bobo : Un animal paradoxal

Question idéologie, le Bobo est très « open » : Contre le racisme, pour le droit d'adoption des homosexuels, pas macho... Toutes nouvelles idées est bonne à prendre et à exploiter (rappel : Ne jamais faire comme tout le monde). Pour cela, il surfe des heures sur le net, persuadé de s'enrichir intellectuellement et de faire de bonnes affaires. Quand il aura constaté que tout le monde « shoppe » sur Internet, il retournera dans la boutique du coin de la rue et prônera le retour des petits commerces si sympathiques et humains....

Un point marquant de son éducation est son culte de la forme naturelle : avoir la santé grâce à un subtil dosage de soja et de tofu bio... C'est là qu'apparaît le drame de cet animal qui se voudrait si différent : Comme un consommateur lambda, il n'a pas résisté aux sirènes des idées toutes faites et au biomarketing.

D'ailleurs c'est là son drame ! Malgré tous ses efforts pour paraître différent, le bobo reste désespérément « humain ». Le bobo se rêve un personnage qui le dépasse. A force de s'inventer, il apparaît comme un nouveau riche pas très révolutionnaire, un écolo moderne qui aimerait concilier nouvelle économie et profit avec culture de son jardin et commerce équitable... Un doux utopiste en somme. C'est Candide chez les Réalistes !

Auteur : Anne de Kinkelin

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 22:01

18 juin 2006

Le French Paradox - Le Paradoxe Français

Le "French paradox" est un concept apparu aux Etats-Unis au début des années 90, dans un article de la revue Health, et surtout à la suite d'un reportage diffusé par le magazine télévisuel Sixty Minutes, en novembre 1991.

Devant 50 millions de téléspectateurs, le nutritionniste et épidémiologiste français Serge Renaud (Université de Bordeaux) remarquait que les Français, pourtant "bons vivants" et consommateurs de nourriture riche en graisse, étaient moins sujets aux maladies cardio-vasculaires que d'autres peuples occidentaux, notamment les américains, et cela grâce au régime alimentaire méditerranéen.

Aux Etats-Unis, l'aura de Serge Renaud est telle qu'une association de médecins s'est constituée sous son nom, la Renaud Society. Son objet : vanter les bienfaits du vin sur la santé. Le docteur Serge Renaud, dont les recherches ont fourni une base médicale au "French Paradox", affirme qu'un homme doit boire deux ou trois verres de vin par jour (un ou deux pour les femmes), pas plus, pour ne pas perdre le bénéfice thérapeutique apporté par ce breuvage. "A cinq ou six verres par jour, rien de dommageable, mais rien de bon non plus ; au-delà de cette dose, les effets négatifs commencent, affirme Serge Renaud, le médecin... bordelais !

Par la suite, d'autres chercheurs français et américains ont démontré que les vertus protectrices du vin, qui pouvaient se retrouver dans d'autres boissons alcoolisées, auraient pour origine la "molécule alcool"...In vino veritas, comme dit le proverbe...

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 00:57

17 mai 2006

Le paradoxe de Solow

Le paradoxe de Solow « On voit des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques de productivité »

En 1987, Robert Solow, Américain et prix Nobel, énonça son fameux paradoxe, selon lequel l'informatique serait partout, sauf dans les statistiques de productivité. En d'autres termes, le progrès technique apporté par les nouvelles technologies de l'information et de la communication n'aurait pas autant d'impact sur l'ensemble de l'économie que les précédentes révolutions industrielles, qui ont dégagé d'importants gisements de productivité, eux-mêmes à l'origine de longs cycles de croissance (les fameux Kondratieff).

Application
: Pas la peine d'être prix Nobel pour voir un ordinateur sur chaque bureau. Or, pour provoquer une catastrophe, il suffit d'avoir un ordinateur... Et les catastrophes ne sont pas bonnes pour la productivité.

Source : L'entreprise

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 02:52

22 avril 2006

Une méthode paradoxale pour vendre

Les clients sont, pour les cibles les plus sollicitées et exigeantes, déjà abreuvées de techniques de vente diverses et variées appliquées avec plus ou moins de bonheur. Elles ont donc des réflexes immédiats de rejet...

Cela vous est sûrement arrivé d'être prospecté chez vous un samedi matin par un vendeur de cuisine :

- Monsieur X ?
- Oui
- Vous habitez bien Rue XXX ?
- Oui
- Monsieur X , vous avez une cuisine ?
...Et une envie irrésistible de lui dire NON vous envahit !

La ficelle des "3 oui" et du sourire forcé est un peu grosse. De même que les "Vous voulez faire des économies d'impôt ?" ou "venez samedi dans notre magasin vous pourrez gagner un voyage gratuit !" sont du meilleur effet répulsif (quoique encore largement exploitées par manque d'imagination !). Bref ! Pas très efficace tout ça !

Voici maintenant une méthode "anti-méthode vente" mais justement très efficace puisque finalement : vendre c'est se différencier ! Il s'agit de La méthode des 3 NON

Elle consiste à aller chercher les NON plutôt que les OUI !

Exemple pour un vendeur télécom:
  • Est-ce que vous pouvez aujourd'hui télécharger vos mails en nomade depuis les GSM ?
  • Est-ce que vous avez un suivi géographique localisé de votre force de vente ?
  • Est-ce que vous pouvez recevoir et envoyer des fax depuis votre écran ?
Ou pour un vendeur de fenêtre:
  • Est-ce que vous déduisez vos travaux de fenêtre fiscalement tous les ans ?
  • Est-ce que vous connaissez le niveau de température à baisser pour justifier du remplacement de vos fenêtres ?
  • Est-ce que vous avez déjà eu une effraction par vos fenêtres ?
Ah... Il faudrait peut être que je vienne vous voir alors !

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 06:36

07 mars 2006

Le cas extraordinaire des deux Jim

Jim Lewis et Jim Springer, frères jumeaux nés en 1939 et séparés après leur naissance, furent très surpris de la similitude de leur vie lorsqu'ils se retrouvèrent à l'âge de 40 ans :
  • Ils ont été prénommés Jim par leur famille adoptive
  • Le prénom de leur frère adoptif est Larry
  • leur première épouse s'appelait Linda
  • Leur épouse en secondes noces se prénommait Betty
  • Ils eurent chacun un fils, l'un se prénommait James Allan, l'autre, James Alan tous les deux se rongent les ongles
  • Ils avait chacun un chien appelé Toy
  • Tous les deux ont été adjoints de shérif, ont travaillé dans un restaurant Mac Donald ainsi que dans des stations services
  • Ils possédaient le même modèle de voiture Chevrolet bleue
  • Ils buvaient la même marque de bière et fumaient des cigarettes de la même marque
  • Leurs loisirs étaient semblables, notamment pour le bricolage et ils passaient leurs vacances sur une plage en Floride dans la même localité
(Daily Mirror, 1978 cité dans La chance et le hasard Collection : l'Univers de l'Etrange Editions Time Life Magazine, 1992.)

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 21:48

07 février 2006

Le portefeuille retrouvé

Antoine Blondin, l'un des meilleurs écrivains de sa génération et joyeux amateur de bons vins, racontait comment un jour il fut en difficulté à l'aéroport de Londres, car, en arrivant à la douane, il ne retrouva pas ses papiers qu'il était sûr pourtant de posséder au départ de Paris, où il les avait présentés au policier de service.

Le temps qu'un employé de la compagnie aille regarder dans l'avion s'il ne les y avait pas oubliés, on fit patienter Blondin dans un salon pour VIP où fonctionnait un bar bien achalandé. Comme de bien entendu, notre voyageur pour se remettre de ses émotions, commanda un verre de vin, puis, un autre.

A un moment donné, le téléphone sonna et le barman répondit; faisant patienter son correspondant, il écrivit sur une ardoise blanche le nom d'Antoine Blondin. Le Français, étonné, s'enferma dans la cabine pour répondre à l'appel. C'était un certain Dr Cartier, de passage à Londres, qui avait retrouvé le portefeuille contenant le passeport et autres papiers d'Antoine et qui l'appelait à son numéro parisien figurant dans son répertoire!

Par quel mystère ou quelle magie cet appel avait rejoint Antoine Blondin non à son domicile, mais directement à l'endroit où il se trouvait? Autre coïncidence, le Dr Cartier appelait Blondin d'une cabine proche du salon d'attente où se trouvait le Français, et put lui remettre en mains propres le portefeuille perdu.

(Marc Schweizer - Science & Magie)

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Publié par Fabrice Retailleau - Copywriter à 22:17

07 janvier 2006

Les règles ont-elles toutes des exceptions ?

Il n'est sans doute personne qui n'ait eu l'occasion de citer l'adage bien connu: "Toutes les règles ont des exceptions". Mais bien rares sont ceux qui se rendent compte qu'il se contredit lui-même.

Cette déclaration est en fait une règle d'après laquelle toutes les règles ont leurs exceptions. Or si toutes les règles ont des exceptions, alors cette règle particulière "Toutes les règles ont des exceptions" doit avoir une exception. Et qu'est-ce que peut-être une exception à cette règle ?

Eh bien la seule chose possible est une règle sans exception. Et s'il existe une règle sans exception, alors il y a des règles sans exception.

(1) - Toutes les règles ont des exceptions
(2) - La déclaration (1) est une règle
(3) - Donc la déclaration (1) a des exceptions
(4) - Donc il y a des règles sans exceptions

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24 décembre 2005

Le paradoxe du barbier

Un étranger à la ville demanda un jour au barbier s'il avait beaucoup de concurrence. "Aucune, répondit le barbier. De tous les hommes de la ville, je ne rase naturellement pas ceux qui se rasent eux-mêmes, mais je rase tous ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes".

Cette réponse gardera son allure innocente tant que nous ne nous arrêterons pas au cas tragique du barbier. Se rase-t-il lui-même, oui ou non ? Supposons qu'il se rase lui-même. Il faut alors le ranger dans la catégorie de ceux qui se rasent eux-mêmes.

Mais le barbier ne rase pas ceux qui se rasent eux-mêmes. Donc il ne se rase pas lui-même. Il faut donc le ranger dans la catégorie de ceux qui ne se rasent pas eux-mêmes. Il se rase alors lui-même ! Voilà une situation intolérable. Car, si le barbier se rase lui-même, il ne se rase pas et s'il ne se rase pas lui-même, il se rase et cela ne l'avancerait à rien de porter la barbe !

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